Parcs et réserves de Madagascar

| Accueil | Aires protégées | l'ANGAP | Liste des Parcs et Réserves | Tarifs 2005 |

| Carte des Parcs et Réserves |  Guide photographique  | Contact |

         


         

          ''Ce massif le plus prestigieux de l'île entière à la fois par son aspect grandiose, sa richesse floristique et surtout, par son caractère de nature inviolée.''
Henri Humbert (1887-1967)
.

          Situé dans la partie nord-est de Madagascar, à 60km de Sambava sur la route vers Andapa, Marojejy a été découvert par le professeur Humbert en 1948. Ce dernier était un éminent botaniste du Muséum d'Histoires Naturelles de Paris qui, après avoir parcouru nombre de massifs montagneux africains, est arrivé à Madagascar.

          Suite à son expédition sur ce massif, il publia un ouvrage intitulé « Une merveille de la Nature » où il décrit le massif comme le plus prestigieux de l'île entière à la fois par son aspect grandiose, sa richesse floristique et surtout par son état intact sur presque la totalité de son étendue. Enthousiaste il fait inscrire le Marojejy sur la liste des Réserves Naturelles Intégrales (RNI) de Madagascar en 1952, un statut qui va le mettre strictement hors d’accès sauf pour les chercheurs.

          Marojejy est longtemps resté la RNI, mais depuis 1998, le statut a été changé en Parc National, ce qui permet à tous de découvrir cette merveille de la nature telle que Humbert l'avait nommée.

          Avec ses 60 050 hectares, Marojejy est couvert d'une formation végétale allant de forêts de basse altitude aux fourrés de haute montagne de la région tropicale humide de Madagascar. Ses reliefs escarpés offrent un grand intérêt sur le plan biologique et écologique. Il abrite une diversité exceptionnelle de plantes et d'animaux. Il est un paradis pour les amateurs de montagne et les plus exigeants des naturalistes.


.

La faune

          Les forêts de Marojejy présente un grand nombre d'espèces d'oiseaux résidentes à Madagascar. Parmi les 13 espèces considérées comme très menacées à l'échelon national, 8 d'entre elles existent dans le massif du Marojejy.

          Parmi les animaux que l'on peut trouver dans les forêts du massif de Marojejy on notera le fameux Simpona (Propithecus diadema candidus), endémique de la région de Marojejy et d'Anjahanaribe-Sud et également le microcèbe (Microcebus rufus)

          Situé dans une région excentrée par rapport aux axes de circulation, le massif du Marojejy a été le dernier massif malgache à avoir été exploré. Les premières mentions scientifiques dans la région, très sommaires, datent de 1929- 1930. C'est en 1948 que le professeur HUMBERT du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris fait une véritable description du massif et un premier inventaire floristique qui reste la référence et souligne très tôt le caractère exceptionnel de la biodiversité du massif.

          L'inventaire herpétologique de 1996 a permis d'inventorier 109 espèces, dont 60 amphibiens et 49 reptiles, ce qui représente une biodiversité très élevée pour ce groupe. Au total Marojejy compte 9 espèces de lémuriens dont le aye-aye (Daubentonia madagascariensis) et le Propithèque soyeux (Propithecus diadema candidus). Ce dernier est endémique de la région de Marojejy et Anjanaharibe-Sud. Sa population, mal connue, et estimée entre 100 et 1.000 individus sur l'ensemble des deux massifs (MITTERMEIER, 1994).

La flore

          La couverture végétale est à l'image de la structure du massif. L'altitude détermine des conditions de température, de précipitations et d'hygrométrie très variables de la base au sommet et des types de végétations très différents. Suivant leur exposition à l'Est ou à l'Ouest les versants subissent des climats sensiblement différents, particulièrement en ce qui concerne les précipitations et les vents. Au niveau des stations l'exposition au vent, au soleil -et aux précipitations donne aux crêtes, aux, versants et fonds de vallées encaissées, des caractéristiques biologiques différentes. II en résulte une mosaïque de forêts de basse altitude, de forêts de montagne et, vers les sommets de formations végétales basses, abritant une faune très diversifiée et inégalement répartie.

          Ont distingue 5 types de forêts sur l'ensemble du Massif du Marojejy, appartenant à des domaines biogéographiques différents :
          - Foret dense humide sempervirente de basse altitude
          - Forêt secondaire de basse altitude
          - Forêt dense humide de montagne
          - Forêt dense sclérophylle de haute montagne
          - Le fourré montagnard

La population

         La cuvette d'Andapa et ses zones adjacentes est une zone de migration récente qui s'est peuplée très rapidement à partir du début du siècle. La cuvette proprement dite montre une très forte densité de population pour Madagascar, de l'ordre de 500 hab/km2. Les densités sont moins élevées dans les vallées adjacentes mais restent importantes par rapport au type de milieu où les terres irrigables sont rares.

         Dans la cuvette les villages sont installés le long des routes à proximité des cours d'eau permanents. La population est relativement regroupée. Dans les vallées adjacentes, la pratique du tavy, culture extensive par excellence, pousse à la dispersion de l'habitat, évitant aux agriculteurs de longs déplacements. La population est très dispersée à travers les terroirs villageois. Chaque fokontany est divisé en nombreux hameaux permanents et hameaux de culture non permanents (mpijono).

         La Zone Périphérique du Parc National de Marojejy compte 37 villages, appartenant à sept communes rurales auxquelles il faut ajouter la commune urbaine d'Andapa. La population totale se chiffre à 70.000 hab. L'ethnie Tsimihety domine partout mais de nombreuses autres ethnies sont implantées de longue date et désormais bien établies, y compris des populations venant de l'extrême Sud de Madagascar.

          L'activité économique est tournée vers la culture du riz, riz de bas-fonds et riz de tanety, les cultures de rente, café et vanille ayant beaucoup baissé dans les années 1980. Les techniques agricoles ont très peu évolué au cours des 30 dernières années. Le semis en ligne pour le riz irrigué est la pratique nouvelle la plus répandue. Le Système de Riziculture Intensive (SRI) introduit par le PCDI n'est pratiqué que par une infime partie des riziculteurs. Les techniques de culture sur brûlis n'ont pas évolué. La pisciculture introduite récemment dans la cuvette d 'Andapa concerne une très petite fraction de la population.

         La consommation des produits forestiers est le fait de la totalité de la population dans le cadre des droits d'usage, droit de construire les habitations et les infrastructures communautaires. L'exploitation forestière, entièrement artisanale est le fait d'une minorité de jeunes.

Consseils pratiques

          Situé dans une zone montagnarde avec de fréquentes précipitations de pluies, le Marojejy est une montagne imprévisible : se munir toujours d'un Kway, d'un produit antimoustique.
         Pour que votre séjour se passe au mieux, prenez un porteur car les 2.000m de dénivelé se sentent sur les jambes.
         Il faut 3 heures de marche pour arriver au campement 1. Si vous n'êtes pas à Manantenina à 14h au plus tard vaux mieux attendre le lendemain.
         Les provisions lourdes doivent être faite à Sambava ou Andapa.

          EFFETS PERSONNELS

          Se munir de vêtements de pluie, bien isolé tout le matériel et les vêtements dans les sacs à dos par des plastiques. De bonnes chaussures de marche sont également nécessaires.
          Tente et sac de couchage sont nécessaires pour tous ceux désirant se rendre au-delà du Campement 2 : le Camp Marojejia.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





 

 

| Accueil | Aires protégées | l'ANGAP | Liste des Parcs et Réserves | Tarifs 2005 |

| Carte des Parcs et Réserves |  Guide photographique  | Contact |

© Copyright 2002ANGAP, tous droits réservés
Design & Réalisation:
Agence MAK

Site optimisé pour navigateurs version 4 et +

Hit-Parade

Affichage idéal 800 x 600 pixels