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La réserve
spéciale de Mangerivola est située principalement dans le
Fivondronana de Brickaville, seule une petite partie au Nord mord sur
celui de Tamatave II. La R.S. est à cheval sur les 2 communes rurales:
Anjahamana et Ambalarondra (cf carte et tableau de recensement). Au niveau
du service forestier, elle dépend du cantonnement de Brickaville
-CIREF et DIREF de Toamasina.
La RS de Mangerivola a été classée par décret
Na 58-10 du 28 octobre 1958. Les limites proposées sur les cartes
FTM et IEFN sont assez approximatives. La superficie officielle totale
est de 11900 ha environs.
En outre, on peut visiter la grotte baptisée " Cratère Renard ".
Malgré sa relative proximité de la capitale régionale
-moins de 50 km à vol d'oiseau -la RS de Mangerivola est, globalement,
dans une situation d'isolement aussi prononcée que celle de la
RS d'Ambatovaky. L'accès principal à la Réserve passe
par Anjahamana, au Sud, que l'on rejoint par une mauvaise piste via Andranobolahy
depuis Ampasimadinika sur la RN2. Tous les trajets à partir d'Anjahamana
se font à pieds et il faut prés d'une journée pour
atteindre la limite Sud (Andratambazaha) et plusieurs jours pour atteindre
la limite Nord pour laquelle l'accès par Fito Sahaviavy ne serait
pas plus rapide.
Il y a ici aussi un manque de surfaces irrigables pour le riz de bas fond,
mais aussi, paradoxalement, une sous utilisation de ces surfaces souvent
par manque de main d'uvre. La température moyenne annuelle
légèrement plus chaude que sur Ambatovaky offre, malgré
l'altitude, la possibilité de 2 cultures par an.
La culture de riz pluvial sur tavy est ici aussi la base de la production
vivrière; Le calendrier classique étant le suivant: défrichement
en septembre-octobre, mise à feu en octobre-novembre, semis en
novembre-décembre pour une récolte en avril-mai.. Il semble
que dans le Sud la pression sur le foncier ait entraînée
une accélération du rythme de mise en culture des savoka
, réduisant le temps de jachère à 4 ans pour une
seule année de production effective.
La surface moyenne mise en valeur par exploitation serait de 2,15 hectares,
selon l'étude du PNUD, donc inférieure à celle d'Ambatovaky
(2,5 ha).
Manioc, maïs et patate douce sont les principales cultures d'appoint
"vitales" en période de soudure en riz. Un demi hectare
en moyenne de ces cultures de coteaux suffit à un ménage
pour tenir pendant cette période. Bananes et surtout fruits de
l'arbre à pain sont consommés dans la partie Sud de la réserve,
mais beaucoup de ces arbres ont été détruits par
le cyclone Bonita en 1995. Très peu de litchis dans cette micro
région pour les mêmes raisons que sur Ambatovaky.
Les cultures de rentes sont là aussi principalement le girofle
et dans une moindre mesure le café. Les périodes de cueillette
et de séchage du girofle correspondent ici au début des
travaux pour le riz pluvial et il y a un conflit des calendriers agricoles.
Ce chevauchement pose le problème de la disponibilité en
main d'uvre, bloquant de fait le développement de la culture
du girofle.
Sur la micro région, la contribution des produits commercialisés
au revenu brut des ménages est de 68% (PNUD 1991), ce qui est supérieur
à la situation d'Ambatovaky (50%). En ce qui concerne la répartition
des dépenses des ménages, elle est très semblable
dans les deux cas de figure.
L'élevage n'a pas une importance déterminante pour l'économie
de la zone. Selon les premiers éléments recueillis par l'équipe
de reconnaissance (déc. 1997), il y a une certaine concentration
de zébus au Sud de la réserve, autour des villages de Tsaizana
et Ambatolampy.
Les lieux de marchés sont rares: Anjahamana et Andranobolahy au
Sud de la réserve et Fitosahaviavy au Nord. De ce fait, les difficultés
d'accès ont tendance à limiter le développement des
productions agricoles à la seule part autoconsommée. Comparativement
à Ambatovaky, le riz se vend, dans la zone Sud de la réserve
de Mangerivola, à un prix légèrement supérieur.
Autres activités
Les activités concernant les prélèvements en forêt
sont apparemment plus intenses qu'à Ambatovaky. Des transports
à dos d'homme de bois précieux (ébène, bois
de rose) en direction d'Anjahamana sont a priori fréquent sur le
sentier venant de la réserve et longeant la rivière Sahanalaotra.
Ceci dit, la réserve de Mangerivola est contigu à de nombreuses
forêts classées et il se peut que ces prélèvements,
certainement illicites, ne soient pas spécifiques à la Réserve.
Les forêts classées périphériques sont les
suivantes:
- F.C. de la haute Teza (N° 55) : 12230 ha;
- F.C. d'Ambohilero (N°58) : 117000 ha;
- F.C. de Sivora (N°65) : 7400 ha
- et à l'Est de la réserve,
- F.C. de Saranindona (N° 69) : 6000 ha.
Les prélèvements en bois de service sont souvent pratiqués
dans la réserve mais certains fokontany ont réservé,
à la demande du service des Eaux et Forêts, des périmètres
forestiers, à proximité des habitations, pour leurs besoins
en bois.
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